Basé sur mes recherches approfondies concernant Manosque et son tissu commercial, je vais maintenant produire une analyse complète des commerces manquants.
Manosque compte environ 70 000 habitants dans sa zone de chalandise, ce qui en fait une ville de taille moyenne comparable à Salon-de-Provence, Orange ou Apt. L’analyse des commerces présents révèle une offre relativement classique avec des grandes surfaces (E.Leclerc, Monoprix, Lidl), des banques, quelques enseignes nationales (Maisons du Monde, Conforama, Basic-Fit) et une offre de restauration rapide limitée (McDonald’s, Burger King).
Cependant, plusieurs catégories d’activités sous-représentées ou absentes se dégagent nettement.
D’abord, l’offre de restauration tendance et de lieux de vie reste limitée. Contrairement à des villes comparables comme Salon-de-Provence ou Aix-en-Provence, Manosque manque de concepts modernes : pas de chaîne de brunch type Jour ou Exki, absence de bar à jus bio ou de salon de thé contemporain franchisé. On trouve bien quelques indépendants comme le salon de thé de la Promenade Millot, mais le marché pourrait accueillir un concept de café-restaurant hybride comme Columbus Café ou encore un comptoir de bagels type Bagelstein, très prisés dans les villes moyennes.
Ensuite, l’espace coworking reste quasi inexistant dans le centre-ville. Le seul espace identifié, COcoon’WORK, se situe en zone d’activité. Des villes similaires comme Forcalquier (avec Le914) ou Apt proposent pourtant des espaces de travail partagé en centre-ville. Face à la tertiarisation croissante et au télétravail, un espace de coworking bien situé rue du Soubeyran pourrait capter entrepreneurs, freelances et télétravailleurs du bassin.
L’offre de concept stores et boutiques créateurs apparaît également très faible. Une boutique artisanale And Co existe rue du 14 Juillet, mais rien de comparable aux concepts aixois (Collectif Les Coquettes, Tu me fends le cœur) ou montpelliérains. Le profil touristique de Manosque, porte du Luberon, justifierait pourtant une boutique valorisant artisanat local et créateurs régionaux.
Côté bien-être et beauté bio, malgré la présence de L’Occitane (marque locale), l’offre reste limitée. Pas d’enseigne type Yves Rocher, Natura Brasil ou The Body Shop. Les villes comparables comme Salon-de-Provence ou Apt disposent de boutiques cosmétiques bio indépendantes. Avec une clientèle sensible aux produits naturels, un concept de parfumerie bio premium pourrait trouver son public.
Enfin, l’offre alimentaire spécialisée reste perfectible. Si Manosque compte trois magasins bio (La Vie Claire, Biocoop, marcel&fils), il manque des concepts de vrac tendance comme ceux présents à Marseille (M’Ton Vrac, Le Bar à Vrac) ou des épiceries fines type La Grande Épicerie. Une cave à bière artisanale ou un torréfacteur-boutique pourrait également séduire, sur le modèle de La Plantation à Pertuis.
Au regard des caractéristiques du local rue du Soubeyran - petit format, hypercentre, forte fréquentation - plusieurs activités semblent particulièrement adaptées : un concept store valorisant créateurs provençaux et artisanat local, une boutique cosmétique bio haut de gamme, un salon de thé moderne type brunch-café ou encore un espace coworking café hybride. Ces concepts répondent à une demande avérée dans les villes moyennes françaises tout en manquant spécifiquement à Manosque.
D'autres locaux commerciaux sont disponibles dans le alpes-de-haute-provence (04), à proximité de Manosque.
Ces collectivités du département 04 accueillent de nouveaux commerces et proposent des aides à l'installation.