Ceci représente 450 000 salariés sur un total de 800 000 au niveau de la totalité du secteur. Il y a environ 30 millions de véhicules particuliers en France ce qui garantit un bon niveau d'emplois. D'autant que comme dans de nombreuses petites sociétés, un pourcentage important de chefs d'entreprise atteint l'âge de la retraite et il y a de nombreuses affaires qui recherchent des repreneurs.
L'entretien, la réparation et l'achat de pièces détachées représentent environ 37% du budget automobile (source INSEE). Le marché a connu de fortes hausses par le passé, mais il est intéressant de constater que les volumes sont en réalité en baisse constante, par contre le coût a fortement augmenté, de presque 2,5 fois l'inflation, en particulier depuis 2001.
Le souci de sécurité est un élément favorable au marché. La baisse des volumes s'explique facilement par les progrès faits en termes de sécurité routière. En effet, si l'on parle de la baisse des décès dus à la route, ce sont en fait tous les accidents qui ont régressé, d'où un moindre volume de réparations. Au niveau de l'entretien, les véhicules d'aujourd'hui ont moins besoin d'entretien régulier que par le passé. De plus, la volonté des autorités est de limiter au maximum la circulation sur les routes de véhicules trop vieux et dont l'état laisse à désirer. Les contrôles techniques sont là pour faire en sorte qu'un entretien minimal ait bien lieu. L'influence de Bruxelles joue aussi un rôle prépondérant sur le renforcement de la concurrence entre sociétés d'entretien et de réparation.
Aujourd'hui, le marché de l'automobile et des services continue sa restructuration. En effet, la concurrence devient de plus en plus féroce y compris sur l'après vente qui échappe aux seuls constructeurs, mais les évolutions technologiques embarquées dans nos voitures obligent à une transformation du métier. Les méthodes de travail ainsi que les outils ont totalement changé par rapport à il y a une vingtaine d'années.
On a déjà vu que les équipementiers, type Valeo et d'autres se rapprochaient des réparateurs au lieu de ne s'attacher qu'aux concessionnaires. A vrai dire, ils n'ont pas vraiment le choix ; la législation européenne étant sourcilleuse visà-vis de tout ce qui ressemble de trop près à un monopole.
La hausse des coûts s'explique par la main d'oeuvre essentiellement. La technologie s'est infiltrée dans nos automobiles, un phénomène irréversible, qui nécessite une main d'oeuvre plus qualifiée, utilisant des techniques et des outils de plus en plus pointus et onéreux.