Ces nouveaux entrepreneurs qui choisissent d'être franchiseurs
Ces nouveaux entrepreneurs qui choisissent d'être franchiseurs
La création d'entreprise est aujourd'hui ouverte à tous et si elle reste toujours risquée, elle attire de plus en plus d'entrepreneurs de tous âges. Un grand nombre préfère cependant se lancer en bénéficiant d'un accompagnement, voire plus. La franchise est une solution pour de nombreux candidats mais certains vont plus loin: ils décident de créer leur propre réseau!
01.09.2015
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Certains entrepreneurs se lancent dans la création de leur concept en le transformant pour en faire une véritable franchise. Il s'agit d'un cheminement qui peut-être assez long. Pour les uns c'est après avoir rencontré le succès dans une entreprise personnelle qu'au bout de 10 ou 20 ans on se sent suffisamment fort pour en faire un concept et le décliner, pour d'autres encore la franchise est une évidence dès le début et l'ouverture d'un pilote se fait avec l'intention de lancer un réseau dès l'année suivante. Tout est alors conçu dans cet objectif dès le démarrage de la société.

Les générations s'en mêlent aussi et la réussite d'un grand-père ou père provoquent l'envie chez les enfants et petits-enfants de donner une dimension nouvelle à l'entreprise, grâce au lancement d'une enseigne de franchise. Il y a une autre possibilité pour devenir franchiseur: acheter une master franchise et développer un réseau à l'étranger.

Le franchiseur, master-franchisé

Les coudées sont évidemment moins franches que dans le cas du créateur du concept mais l'option n'est pas à écarter pour ceux qui veulent parvenir à un niveau supérieur. Évidemment, il y a toujours la possibilité de créer plusieurs implantations et de devenir de ce fait multi-franchisé, une voie que certains suivent avec bonheur.

Mais de grands noms de la franchise proviennent bel et bien de l'étranger. Plus particulièrement des Etats-Unis et ce dans des secteurs très variés.

Choisir un concept signifie choisir une franchise, un franchiseur convaincu du bienfondé de son concept et de sa capacité à pouvoir l'exporter. Loin d'un simple commerçant qui tente de vendre au plus cher. La négociation est une chose mais le travail essentiel reste à venir: la nécessaire adaptation aux spécificités du pays du savoir-faire qui a préalablement été transmis. En fonction de son tempérament, de l'investissement possible, il est possible de trouver un concept qui laisse une vraie liberté ou au contraire, un concept qui soit totalement verrouillé, ce qui peut être plus sécurisant. En vérité, il n'existe pas de concept universel à proprement parler. Même Mc Do a dû faire des concessions au fil des années quant aux menus proposés ou a l'architecture des restaurants.

Le franchiseur et son propre concept

Le concept est dans ce cas plus facile à développer car il s'agit du "bébé" du fondateur. Pour autant, cela signifie que les responsabilités sont alors multipliées, car le concept mis au point au fil du temps ne se décline pas en savoir-faire d'un seul coup de baguette. Il faut au contraire que tout soit fait de telle sorte qu'il soit possible d'écrire un DIP, ou document d'information pré-contractuelle, en bonne et due forme. Il convient s'estimer aussi à combien la franchise peut être vendue et faire des plans sur le nombre de recrutements à effectuer pour pouvoir assister correctement et disposer des capacités de formation nécessaires pour les candidats lors du lancement. Il s'agit de la différence essentielle avec le cas précédant.

Les étapes qui suivent sont identiques au cas précédant car en terme de lancement, de publicité, de recrutement, de mise au point, les responsabilités et les démarches se font de façon identique. Le fait est que les master-franchisés ou franchiseurs tout court sont de vrais entrepreneurs et non pas des investisseurs la plupart du temps. Ils sont donc concernés au jour le jour par l'opérationnel. Que la franchise soit lancée après que des pilotes aient déjà fonctionné plusieurs années ou qu'elle soit lancée dans la foulée de la création d'entreprise, il y a de toute façon une période d'affinage, de mise au point qui se fait forcement au fil des mois. Il est impossible de tout prévoir par avance.

Les franchiseurs mettent souvent en avant le fait que se développer en franchise permet de communiquer avec son équipe et les franchisés, qui sont eux-même des entrepreneurs. Contrairement à un développement en propre qui demande une autre disponibilité et une autre capacité de communication. La solitude est moins présente mais il ne s'agit pas d'une relation hiérarchique a proprement parler. Les franchiseurs insistent aussi sur la responsabilité mais aussi le plaisir d'être à l'origine de la création de nouvelles entreprises via les franchisés. Les aider à parvenir au succès et à créer leur propre activité est un facteur de motivation important et donc une source de satisfaction.